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mardi 10 février 2015

Bilan Brésil

Nombres de jours : 30
Nombres d'etapes : 8
Dépenses totales : 9100BRL, soit 2845
Dépenses par jour par personne : 152BRL, soit 47.5€
Nombre de pas par jour : 11860
Nombre de jours avec quelques heures de pluie : 13
Côté conduite : droite / côté volant : gauche

Laurent :

Avant ces 30 jours, j'imaginais le Brésil avec des plages ensoleillées, de l'insécurité, développé mais pas trop. En fait, j'en avais une image un peu vague et ne savais pas trop à quoi m'attendre.

La première chose qui m'a surprise c'est la chaleur humaine. On a déjà rencontré des populations gentilles durant notre voyage, mais aucune qui soit aussi chaleureuse que les brésiliens.
Ca peut paraître bête, mais ça met tout de suite à l'aise. Surtout après l'Afrique du Sud où on a rencontré globalement beaucoup plus de distance.
Et c'est vrai même dans les grandes villes comme Rio et Sao Paulo où les gens, contrairement à beaucoup d'autres pays (la France par exemple), gardent cet aspect humain. 

C'est aussi la première fois qu'on voit de la vraie mixité noirs/blancs

Deuxième surprise, pas forcément très réjouissante, la météo. Avec de la pluie plus d'un jour sur trois, on n'avait pas vu ça depuis la mousson au Laos. Et ici, la pluie dure parfois plusieurs heures !
Chanceusement, cela ne nous a jamais vraiment gêné ou empêché de faire ce qu'on voulait.

Troisième surprise, un peu plus embêtante, le coût de la vie bien supérieur à ce qu'on avait budgèté. Et malgré ça, la qualité n'est même pas là contrairement à l'AfSud. Ils peuvent de le permettre car leur marché intérieur est tel qu'ils ne semblent pas avoir besoin des étrangers (200 millions d'habitants, 50% de classe moyenne). Un peu comme les chinois.
Au début, ça nous a un peu stressé, puis on a accepté et profité à fond en essayant d'éviter les folies.

Globalement, c'est un des pays qui m'a le plus plu. Je n'arrive pas à le mettre en pays coup de cœur (sauf peut-être Paraty), mais il s'en faut de peu.

Même la bouffe est au RDV, avec une culture culinaire variée dont nous avons pu apprécier les différentes formules (lanchonettes, buffets ao kilo) et les boissons (super jus, bières et caïpirinha).

Au niveau insécurité, c'est vrai qu'on n'y a pas été confronté, à se demander si elle existe vraiment, mais le fait de la savoir réelle est un peu fatiguant ; on n'a jamais rien de précieux sur nous et on est "préparé" à l'agression.
En revanche, contrairement à l'Inde ou à d'autres pays vestimentairement conservateurs, on ne ressent ici aucune menace sexuelle contre les filles. Celles-ci sont d'ailleurs on ne peut plus dénudées, et c'est sans doute ce qui fait qu'il n'y a pas de tensions ou de refoulement sur ces sujets là. Et c'est finalement bien plus sain que dans beaucoup d'endroits.

Sinon, factuellement, le Brésil est un pays développé et très beau, avec de la jungle, des belles plages (mais pas paradisiaques comme en Asie ou à Mada), des villes agréables, un soleil qui se couche après 19h (appréciable après l'Asie), des distributeurs qui n'acceptent ni Visa ni MasterCard pour la plupart (pas très pratiques...), dans lequel on a très envie de revenir.

Leila :

TUDO BEM! 
Tuuuuudo beeeeeeeem beeeeem beeeeeem
Je pourrais résumer le Brésil avec cette phrase, tellement révélatrice de la mentalité et l'ambiance de ce pays (joie de vivre, chaleur humaine, musique...)

Tout le monde sourit, y va tranquillement.

Sur des airs Do Brasil : 
"Aguas de Marco" de Tom Jobim & Elis Regina
"Aguarela do Brasil" de João Gilberto
Ou plus festif et bien plus cliché sur "Samba de Janeiiiroooo"

Tudo bem donc .

Rendez vous à prendre avec le Brésil nord centre et nord est . l'Amazonie en revanche serait envisageable uniquement après une désensibilisation aux piqures de moustiques ... 

dimanche 8 février 2015

Iguaçu, chutes et frontières (3j - 16/12/2014 au 18/12/2014)

Il y a plus à montrer qu'à raconter sur Iguaçu à part peut-être :

- C'est la deuxieme des des septs merveilles du monde* qu'on voit après la Table Moutain,

- On a vu les chutes côté argentin sous la pluie,



- On les a vu côté brésilien sous le soleil,



La Gorge du Diable



- On a vu des coatis et des varans mais on a raté les horaires d'ouverture du parc des oiseaux (donc pas de toucan),



- On a vu la tri-frontière Bresil-Argentine-Paraguay marquée par l'intersection des rivière Iguaçu et Parana,



- On a rencontré une française et un français sympa,

- On s'est fait poussé par une ****** sans-gène devant les chutes qui nous a dit : "Excuse me, I want to make a panorama" (!), un peu comme si on faisait la queue au McDo et qu'elle nous passait devant en disant "excusez-moi, JE veux manger". On n'a ni répondu ni bougé. 

- Il faisait très très chaud et on pouvait se rafraichir à la piscine de l'hôtel :)


- On a fait notre premier barbecue brésilien à volonté (il était temps).

* Les 7 merveilles du monde élues par le vote des internautes du monde entier. L'UNESCO a refusé de s'y associer. 
. La Baie d’Halong (Viêtnam),
. L’Amazone (Brésil),
. Les chutes d’Iguazu (Brésil)
. L’île Jeju (Corée du Sud),
. L’île de Komodo (Indonésie),
. La rivière souterraine de Puerto Princesa (Philippines),
. La Table Moutain (Afrique du Sud).

Sao Paulo (7j - 09/12/2014 au 15/12/2014)

Sao Paulo. Une ville dans laquelle on ne met normalement pas les pieds en vacances, par laquelle on transite quand on est en voyage. On y a finalement passé 6 jours. 
Contrairement à Rio, Sao Paulo n'est pas indiquée dans les guides touristiques comme un passage "obligatoire" au Brésil. Très grande (12 lignes de métro), très grise, sans charme, loin de la mer, sur le papier elle n'a rien qui fait rêver. C'est une ville pour vivre et pour travailler. L'ambiance fait plus penser à Paris qu'à Rio, même si les gens sont quand même sympas et chaleureux...

On avait donc décidé d'y passer 3 jours, pour voir autre chose que le littoral touristique et profiter des quelques musées et monuments présents. 
Mais le rhume que Leila a attrapé en partant de Paraty nous a convaincu d'y rester plus et de repousser la confrontation avec les bus brésiliens ultra-climatisés. 

Heureusement, nous avions choisi une auberge de jeunesse très bien située, à 5 minutes à pieds du métro, avec de bon espaces communs, un super wifi (qui nous permet de télécharger plein de films et les e-guides touristiques d'Amérique du Sud) et un staff jeune et très sympa pour certains. 
On a vite trouvé un QG dans une lanchonette voisine (sorte de bar-tabac-resto brésilien), où à force de venir manger et boire des jus de fruits on fini par serrer la main aux serveurs les derniers jours. 
On y mange notre première et seule feijoada, un énorme plat brésilien à base de riz, haricots rouges, manioc pilé, saucisses, côte de porc, gras de porc, etc. Bon mais un peu lourd...

La fameuse feijoada

Ce soir là, ça sera plus light avec un menu sushi. La ville héberge la plus grande diaspora japonaise, et les boutiques du quartier nippon nous permettent une petite excursion sympa dans laquelle on retrouve certains produits qui nous rappellent l'Asie. 

Les magasins du quartier japonais

La pluie est très souvent de la partie à Sao Paulo, si bien qu'on apprend via Lemonde.fr que la ville est sujette à de grosses inondations dans certains quartier. 
Ça nous permet de squatter l'hostel qui est d'ailleurs vide à part nous, de mettre à jour le blog, skyper, nous reposer. 

Pour notre première sortie, on va à l'expo Ron Mueck qu'on avait ratée à Paris. La longue file d'attente est rapidement passée grâce à l'organisation efficace mais peu libre de la Pinacoteca (on ne peut tourner que dans un sens, une fois sorti d'une pièce impossible d'y revenir) et à la manière express de profiter des brésiliens, qui ressemble (malheureusement selon nous) à ce qu'on voit de plus en plus dans les endroits touristiques : une petite photo, un gros selfi avec l'œuvre ou le paysage, à la limite un rapide coup d'œil puis on passe à la suite.

 
Devant le Pinacoteca

Tant mieux pour nous, on rentre vite et on observe tranquillement les œuvres : l'ultra-realisme des statues/sculptures est bluffant !!! Un super film nous explique ensuite comment l'artiste les réalise et ce travail plein de minutie nous impressionne. 

Dedans



L'après-midi, on se balade un peu, on va manger "la meilleure viande de la ville" chez Sujinho (qui est effectivement bien juteuse et succulente), puis on monte voir le panorama d'en haut d'une des milliers de tours qui font de Sao Paulo une des plus grosses concentrations de gratte-ciels au monde.
C'est plus impressionnant que beau. Beaucoup de béton. On voit au passage un immeuble connu de Niemeyer, un immense S hébergeant plus de 1000 personnes, tellement grand qu'il a un code postal pour lui tout seul !

Un vertige de gratte-ciels

Le S de Niemeyer

Pour notre autre sortie, on se balade sur l'avenue Paulista, souvent comparée aux Champs-Élysées ou à la 5ème Avenue, grisâtre malgré les decos géantes de Noël, avec comme objectif le concept-store Hawaïanas. En y allant, on passe devant plein de magasins de luxe, dont une belle boutique de chaussures à talons qui font rêver Leila un instant. À ce moment, on se sent loin de tout ça avec notre style voyageur-plouc. On rigole bien devant une mamie et son chien à chaussons et barrettes.

L'avenue Paulista

On se rend compte le dernier jour que le musée qu'on voulait voir est fermé le lundi, alors on continue de mettre le blog à jour.
On passe du temps à discuter (un peu en espagnol-brésilien, un peu en anglais, un peu avec Google Traduction sur PC :p) avec Marlon, un des employés de l'auberge avec qui on a accroché, super sympa et suoer content de pouvoir échanger avec des étrangers qui restent aussi longtemps à Sao Paulo. 

On n'oublie pas de récupérer des euros et des dollars en prévision de l'Argentine où ils nous permettront de récupérer plein de pesos au change officieux (explications dans un futur article), et on quitte notre hostel pour 16h d'autocar direction les chutes d'Iguaçu et la frontière argentine. 
Le bus est affreux avec une climatisation cassée qui ronronne comme un vieux camion juste au dessus de nos têtes. Dur de dormir, et on s'étonne d'être les seuls à se plaindre auprès du chauffeur, même si une fois le premier geste fait quelques personnes nous ont emboîté le pas (un peu passif sur ce coup là les brésiliens). On est heureux de sortir de là, prêts à profiter une dernière fois du Brésil avant de poursuivre dans un nouveau pays. 

jeudi 5 février 2015

Ilha Grande et Paraty, balnéaires (9j - 30/11/2014 au 08/12/2014)

Ça y est, on y est : Ilha Grande (prononcez Ila Grandj). 
Après un trajet en bus de nuit, un taxi pour rejoindre l'embarcadère, une traversée très calme d'une heure et demie en bateau (vide) et enfin un bateau-taxi-collectif très très rapide, on se fait déposer sur la plage en face de l'hôtel qu'on a réservé. On a choisi de ne pas loger dans le seul village de l'île, très concentré et touristique, mais de se mettre sur une plage à l'écart, au calme, seulement accessible en bateau ou en 1h30 de marche depuis le village.
Ici, on sera protégé de la foule du gros bateau transatlantique qu'on a vu en arrivant. 

Le bateau qui nous emmène sur l'île

Le bateau qu'on est content d'éviter

On est accueilli par le proprio de l'hôtel, le pouce levé pour le salut brésilien auquel on prend goût de plus en plus : tudo bem !
C'est petit (notre cabanon fait 4m2 !), mignon, hors saison et donc complètement vide. 
Une belle plage rien que pour nous, les habitants des maison voisines et les quelques courageux touristes qui font une halte en allant à Lopez Mendès, la plus belle plage de l'île qui est encore à une heure de marche.

Notre hôtel

La plage juste en face


Pour la première journée, on sieste sur le sable et on regarde avec inquiétude les nuages qui arrivent. 
On dîne dans un des deux boui-boui de la plage (chers pour ce qu'on mange, mais la concurrence est absente) et on va se coucher après avoir pris soin de réparer la moustiquaire avec du scotch :)
Réveil sous le soleil qui, avec notre chance météorologique, ne nous quittera pas pendant notre séjour ici. Ça nous décide d'ailleurs à rester un jour de plus que prévu. 
Sieste, baignade, lecture. 

On n'interrompra ce programme que pour aller une demi-journée à Lopez Mendès, voir de nos propre yeux cette plage dont tout le monde parle. On traverse un bout de jungle et on reste effectivement littéralement ébloui en arrivant sur le sable blanc qui s'étend sur plusieurs km. Grosses désillusion par contre quand on veut se jeter dans l'eau et qu'elle se révèle plus Bretagne que Caraïbes : glaciale !

Lopez Mendès

El Pouso, une troisième plage non moins magnifique

On décide de rallonger notre séjour sur l'île et de dormir au village pour notre dernière nuit, pour s'y balader et goûter une autre ambiance.
On ne verra finalement pas grand chose, les nuages étant arrivés, amenant la pluie avec eux. 
On se console avec une mémorable cassolette brésilienne de fruit de mer. 
Avant ça, on s'était fait refusé d'une auberge de jeunesse car on ne restait "qu'une nuit" (du jamais vu !) avant de s'installer dans sa voisine, dans notre premier dortoir non-vide depuis le début du voyage. 

On plaint ceux qui arrivent à Ilha Grande avec ce temps !

On reprend le bateau du retour, cette fois-ci plein à craquer, puis un bus urbain pour Paraty (prononcez Paratchy), un joli village balnéaire à deux heures de route. 
En allant à l'hôtel pas cher indiqué par Le Routard on se prend la seule averse de la journée, tout ça pour le trouver complet. On suit ensuite un rabatteur un peu bizarre avant de faire marche arrière et de finalement tomber sur un petit hostel familial super sympa, non indiqué sur notre guide mais bizarrement plein de françaises. Certaines très cool, d'autres très snobs. C'est d'ailleurs la ville des français, expats ou touristes, et on en croise à tous les coins de rue. 

Il y en a une qui nous a marqué plus que les autres. Elle est passé par là il y a 10 ans, en début de tour d'Amérique du Sud, et a tellement aimé l'endroit qu'elle y est resté et a investi l'argent de son voyage dans l'achat d'une petite maison en bord de mer. Elle a tout lâché en France et tient depuis un salon de beauté.  

La proprio de l'hostel est vraiment adorable, ainsi que les gens en général. On retrouve l'ambiance qu'on avait tant appréciée dans les rues de Rio. On se répète mais les brésiliens sont sûrement le peuple le plus chaleureux qu'on ai rencontré cette année ! Tudo bem ! On se voit, on se sourie et on lève le pouce. À l'hôtel, au supermarché, dans la rue. Comme quoi, le contact humain c'est pas compliqué. Si on importait ça à Paris l'ambiance générale serait un peu plus ensoleillée. 
Premier après-midi gris, pendant lequel on se balade et on repère les lieux. C'est pas bien grand mais très charmant avec le centre historique aux rues pavées, et ça nous donne envie de rester quelques jours. 
On prépare donc la fin du Brésil en conséquence. 

Le lendemain, c'est petit dej à partir de 9h ! Ça change de l'Afrique du Sud où c'était à partir de 6h. On découvre le chaton de l'hôtel, très joueur, avec qui on vit une vraie histoire d'amour pendant ces quelques jours :)

Simon le chaton, le début d'une histoire d'amour :)

On profite du village sous le soleil et le soir on mange dans un resto de poisson grillé tellement bon qu'on y retournera une fois, puis on va voir un spectacle de "marionnettes" manipulées à la main et sans fil impressionnant de réalisme ! La troupe tourne dans pas mal de pays du monde, et à voir les commentaires des journaux français, est aussi appréciée chez nous. 
On fini dans une épicerie/bar à vin de notre quartier où un vieux du coin met l'ambiance à la guitare, entre bières, caïpi et planches de fromages. 

Paraty, joli de jour comme de nuit



Paraty, touristique mais pas que

Le jour d'après, on embarque à bord d'un beau et gros bateau bien touristique pour aller faire un tour en mer. Objectifs : belles plages et petites îles. 
Ça commence bien avec une bande de dauphins dès qu'on sort du port. 
Snorkling moyen, plages magnifiques. On découvre qu'un dauphin s'est glissé à bord quand, le moteur du canot servant à amener sur la plage les gens qui ne veulent pas sauter à l'eau, tombe en panne. Un employé s'arnache alors et nage comme un fou, trainant le bateau derrière lui !!! Très pro, on le surnomme El Dolfino :) (voir vidéo sur le Dropbox)

De nombreux bateaux au départ du circuit touristique sur l'eau

Les plages sont magnifiques

On découvre aussi une mode particulière, les tatouages. On en voit un peu partout dans le monde, mais ici le truc c'est de se faire inscrire le nom de ses proches (enfants, mari, femme) sur l'avant bras. 
Pour pousser un peu plus, on peut faire comme ce brésilien d'une cinquantaine d'année qui s'est fait tatouer le visage de sa femme sur l'épaule droite et celui de sa fille sur la gauche ! Et c'est plutôt ressemblant en plus. 

Pour le dernier jour, on prend le bus pour aller au village voisin de Trinidade, réputé pour ses belles plages et sa piscine naturelle. 
On en profite à fond, c'est normalement notre dernier jour au bord d'une mer chaude avant Cuba.

Trinidade, belles plages et piscine naturelles


On est un peu triste de quitter l'hôtel, sa proprio et son chaton, pour monter dans un de nos seuls bus de jour qui rallie Sao Paulo en "seulement" 6 heures...Mais on poursuit l'aventure et la découverte. 

dimanche 1 février 2015

Ouro Preto, coloniale et reposante (3j - 16/11/2014 au 19/11/2014)

Le programme du Brésil, c'est de rejoindre l'Argentine aux chutes d'Iguaçu en longeant la côte. Sauf que, pour ne pas voir que le littoral, on décide de faire un détour par le nord de Rio, à Ouro Preto. Petite ville au milieu des montagnes et ancienne capitale de région à l'époque où les mines d'or venaient d'être découvertes, elle est réputée pour son centre historique et ses nombreuses églises baroques. 

On arrive sous la pluie et la fraicheur ce qui, une fois à l'hôtel, nous permet de nous reposer. Fini de transpirer sous la moustiquaire, on se blotti sous la couette. 
La chambre qu'on a réservé nous coûte 20€/nuit, soit 4x moins cher que la moyenne en ville (!!!), mais elle est pas si mal et bien située. Avec en plus une belle vue sur les faubourgs qui laissent présager une ville très mignonne. 

Vue depuis la fenêtre de la chambre

Église en face de l'hôtel

Le premier jour, on laisse passer les pluies tropicales et on sieste pour se remettre du bus de nuit, puis on va tester la chocolaterie d'à côté, chaudement recommandée par Le Routard. 
On peut dire qu'on n'est pas déçu : gauffre au chocolat, pudding à l'orange et son coulis de chocolat, chocolat chaud au cointreau :)
Ça sera un peu plus difficile pour trouver un resto pas cher et correct. mais on trouve un resto ao kilo pas mal (buffet où on paye au poids, très bonne formule qui ne pousse pas à la conso comme les buffets à volonté).

La chocolaterie qui réconforte :)



Pour le deuxième jour, on prend toujours notre temps. La ville est petite (on peut tout faire à pieds) et il n'y a pas 10000 choses à voir. 
Balade dans les rues, achat de dulce de leite, visite d'une grande maison coloniale puis on grimpe voir un beau panorama, alors même que le soleil se pointe. Un très grand nombre d'églises pour une ville de cette taille !

Panorama ensoleillé sur la ville



On va ensuite visiter les deux plus belles, avec leurs façades et leurs statues en pierre à savon et leurs autels en bois doré, sculptés en son temps par la star du pays, "le petit estropié", un sculpteur lépreux qui finira son travail en fin de vie en se faisant attacher des outils à ses moignons. 
Il avait du talent le bonhomme. 

Par contre, ils ont ici un goût curieux en matière de Jésus. Tantôt le visage momifié, souvent avec une perruque et des plaies sanglantes (?!). Et si les plaies sur Jésus on en avait déjà vu, les perruques nous font un drôle d'effet. C'est un peu comme voir des mannequins d'une boutique de vêtements bon marché dans une église.
On apprécie quand même les dorures et les peintures, à petite dose.

Église aux Jésus " momifiés"


Église chef-d'œuvre du "petit estropié"


Pour le dernier jour, on retourne sans surprise à la chocolaterie et on est bien à regarder tomber la pluie tropicale devant notre pudding à l'orange. On n'avait pas vu ça depuis l'Asie et la mousson ! Apparemment, c'est l'Amazonie qui rejette tellement d'humidité dans l'air que des trombes d'eau s'abattent sur le voisinage. 
On aime beaucoup ce petit village paisible, mais on espère avoir un peu plus de soleil pour notre prochaine étape, Ilha Grande et ses plages paradisiaques.

Pour y aller, on prend un bus pour Belo Horizonte qu'on doit enchaîner avec un bus de nuit pour la côte. Problème, les embouteillages. Il y en a tellement en arrivant sur Belo (à cause de la pluie ?) que malgré les 2 heures "d'escale" prévues on rate le bus d'après. Le prochain est dans 24 heures, et on va donc s'attarder plus que prévu en ville. L'épisode de changement des tickets est un peu long et drôle, entre notre portugais primitif et une employée débutante. On arrive finalement dans un hôtel recommandé par Le Routard à 22h.

Le lendemain matin, à l'aide de nombreux schémas et dessins, on demande à notre hôtel de prévenir l'hôtel qu'on a réservé pour le lendemain de notre retard. Ça se fait avec rires et bonne humeur. 
(Ils sont vraiment agréables ici. Franchouillard qui n'a pas l'habitude. Ils sont sympas, hein, ces indigènes ! Sympas comme tout. Regardez comme ils sont mignons. Et ils parlent aussi :p)

On part ensuite à la découverte de cette grande ville non-touristique, vivante et pas désagréable avec ses rues commerçantes et son marché central dans lequel on reste quelques heures. On ne se refait pas, on est toujours des morfales.

Quelques spécialités du marché central


Les pintades sont à la mode. On en voit partout depuis quelques pays !

On fini au buffet ao kilo de la gare routière, en avance pour ne pas rater le bus une deuxième fois :)