De la loose.
C'est le mot de ces quelques jours, même si au final on a quand même apprécié cette étape.
Dans les Andes du Sud, la région de Bariloche, la grande ville du coin, est une des plus touristique en Argentine et c'est là où vont tous les argentins pendant leurs grandes vacances, c'est à dire en ce moment...
Pour essayer d'être plus tranquille, on avait choisi non pas Bariloche mais San Martin de los Andes, un petit village de la région, certes touristique aussi mais à taille humaine.
Après avoir envoyé plein de mails et appelé de nombreux hôtels, on se rend compte que ça va être compliqué ! Tout est pris, à San Martin mais aussi à Bariloche, et le peu d'hostels disponibles demandent un virement bancaire pour être réservé.
Après discussion au téléphone, on arrive à convaincre une auberge de nous booker 2 lits sans virement, sans doute les 2 derniers de libres à San Martin. Ouf.
Contents de ne pas avoir à dormir dans la rue, on profite du trajet en bus (jusqu'en début d'après-midi cette fois-ci) pour apprécier les paysages. Autant la Pampa était très plate et sèche, autant Bariloche et les alentours sont pleins de lacs, de montagne et de forêts. C'est très joli.
On était sûrement parmi les seuls touristes de La Pampa.
Ici, on voit tout de suite que ça change. C'est plein de jeunes en sacs à dos, principalement des argentins, et on visualise mieux la situation de saturation du village. Il y a du monde partout.
Ça reste quand même agréable, construit à la mode alpine avec des chalets en bois, et on ne regrette pas notre choix.
On ressent une petite inspiration alpine
En allant à l'auberge on s'arrête à la boulangerie prendre quelques sandwichs de mie. On en trouve beaucoup en argentine et c'est pas mauvais même si la croûte manque un peu quand même. On peut aimer voyager mais rester un peu (comme dirait Leila) franchouillard :)

On planifie ensuite notre programme en mangeant, puis on sort.
Passage au bureau du parc national voisin pour voir les randos qu'on peut faire, et ça s'annonce pas très pratique. Soit il faut aller loin et camper sur place (mais nous n'avons pas de tente) soit prendre le bus le matin, grimper tout droit sur un volcan pendant 5h A/R, puis attendre 5h que le deuxième bus de la journée revienne !
Malgré tout on se motive pour la deuxième option, en se disant qu'on fera du stop pour rentrer sur San Martin.
Place maintenant au bus pour descendre aux glaciers patagoniens, tout au sud de l'Argentine, qu'on a prit la décision d'aller voir après de longues réflexions et discussions.
Là encore, "c'est pas fachile". Les seules compagnies de bus qui y vont partent de Bariloche, et il faudra attendre d'être là-bas pour voir s'il y a de la place et si on peut réserver. Impossible de le faire à distance.
On s'occupe ensuite de la voiture de location. Une des activités phare de la région est la Route des 7 Lacs, entre San Martin et Bariloche, qu'il est recommandé de parcourir en voiture pour en profiter au max.
Évidement, tout le monde veut faire la même chose et il n'y a presque plus aucune voiture à louer au village... On fini par tomber sur une agence à qui il en reste une, mais on abandonne devant le tarif proposé : 100€/j !!!
Forcément, c'est la période touristique et les locaux en profite, mais là ça frôle l'abus !
On décide donc de ne passer que 2 nuits à San Martin (on ne peut pas rester plus, tout est pris !) et de rejoindre ensuite Bariloche où après plus de 10 appels sans trouver de dispo on fini par réserver dans un bel hôtel via Booking (!), pour se renseigner pour les glaciers.
On réserve les 2 dernières places du dernier bus du surlendemain qui fait la Route des 7 lacs (il était temps !) et on va profiter un peu du village.
Le lendemain matin, on se lève tôt et plein d'entrain pour aller randonner. Mais comme on aurait pu s'y attendre dans le contexte actuel, quand on arrive à la gare routière on nous annonce que le bus est en panne...
De la loose.
On aurait pu faire un effort et tenter notre chance en faisant du stop, mais la motivation n'y est plus et on n'a pas envie de se forcer. On va se consoler sur la petite plage du village qui donne sur un beau lac, puis avec une balade à travers bois qui grimpe à un beau point de vue sur les environs.
La plage à la montagne !
Le soir, c'est restaurant pour l'anniversaire de Laurent, et après avoir hésité entre une fondue savoyarde et une bonne viande, on prend finalement la viande :)
On part pour Bariloche et la Route des 7 lacs en bus. C'est effectivement très beau et on en profite bien même dans un car.
"Évidement", le bus a un problème technique qui nous oblige à un arrêt sur le bas côté pendant plus d'une heure, avant de repartir après de nombreux coups de clé à molette sur le moteur.
Le long de la Route des 7 lacs
On fini par arriver, et on se dit qu'on avait fait le bon choix en allant à San Martin. Ici c'est grand, très peuplé avec beaucoup d'immeubles, et pas forcément à notre goût.
À Bariloche ça sent plus la ville
On se renseigne pour les glaciers, mais tous les bus sont complets pour plusieurs jours, très chers, et c'est galère. De la loose ; ça commence à nous gonfler que tout soit compliqué, et on n'a aucune envie de dépenser le reste du budget TdM en Argentine, alors on décide de basculer au Chili plus tôt que prévu. On prend un bus pour le lendemain, sachant que même si on avait voulu rester plus longtemps à Bariloche on aurait eu du mal, même notre hôtel n'avait plus de place !!! On ne veut pas s'acharner. Et puis on a apprit qu'on pourrait voir Nico à Santiago, et l'avantage du voyage long c'est qu'on peut modifier le programme quand on veut.
Pour notre dernier repas, on trouve une parilla para llevar (à emporter) pas mal, et on dort tôt.
Ç'est quand même mieux qu'un kebab !
La route jusqu'au Chili est magnifique, et pour finir en beauté cette étape, on a une derniere petite anecdote à la frontière.
Pic rocheux et volcan en a allant au Chili
Les chiliens sont très pointilleux sur les fruits et légumes qui n'ont pas le droit de passer la douane. En anticipation on n'a rien pris avec nous. Après quelques minutes d'attente, on sort tous du bus, on s'aligne autour d'une table où sont posés tous les sacs, et un chien passe tout renifler. Évidement, il va droit à notre sac et pose sa patte dessus, tout content. La douanière fouille un peu et tombe sur une pomme dont on avait complètement oublié l'existence, et qu'on n'avait bien évidement pas déclarée.
Finalement, on rectifie juste notre déclaration et on balance la pomme, sans dégâts pour nous.
Contrairement à 2 argentines qui elles n'avaient pas déclaré un sac entier de nourriture, et qu'on a attendu pendant 1h1/2 le temps qu'elles régularisent !
Le chien qui nous a démasqué
Après quelques bouchons au Chili, on arrive avec 3 heures de retard à Puerto Montt, contents d'être là et prêts à voir autre chose.
Fini la loose :)














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